Revue de presse

 

02/10/2006

OUEST-FRANCE

09/10/06

 


 Août 2003

La Pouëze

Gilles et Joseph, deux cavaliers hors pair

Le relais équestre des Sources de l'Erdre à La Pouëze, spécialisé dans l'accueil des personnes handicapées, engrange les succès grâce à deux de ses cavaliers.

Après leur très bonne prestation au championnat de France d'équitation de sport adapté, en novembre 2002, Gilles Denous et Joseph Galisson ont récidivé. Cette fois, il s'agissait d'un champion­nat régional du même genre, organisé par l'association l'ESA le Bocage qui se dérou­lait à Fontenay-le-Comte. Sur la cinquantaine de concurrents, Gilles se classe premier en division 3 vétéran, et Joseph, troisième dans la même catégorie.

Si les deux cavaliers sont très fiers de leurs résultats, leur éducatrice en la matière, Do­lorès Bernier, n'est pas moins heureuse. C'est en effet sa structure, le relais équestre des Sources de l'Erdre qui fournit gracieusement les chevaux et le matériel. A cela s'ajoutent le temps passé et les déplacements. Mais pour Dolorès, l'essentiel est ailleurs: « Les gens choisissent leur monture, il existe une réelle complicité entre le cavalier et le cheval, nécessaire dans ce genre d'exercice».

Gilles et Joseph seront à même de démontrer à nouveau leur talent en matière d’équitation le 28 septembre prochain. A cette date aura lieu dans le parc de la Villenière à La Pouëze la Journée nationale du cheval et de la dé­ficience. Du beau spectacle en perspective. De plus l'entrée sera gratuite.

 

Gilles D.et Joseph G. ici avec Dolorès Bernier, travaillent dans un CAT


Septembre 2003

A la Pouèze, elle met en selle des personnes handicapées
Avec Dolorès, l'équitation autrement

Vendredi, à Pouancé, Dolorès Bernier et ses cavaliers du relais des Sources de l'Erdre, ont participé au festival équestre. Occasion de découvrir la passion d'une femme centrée sur le monde du handicap. Qu'il soit mental ou social. Une aventure quotidienne vécue avec bonheur à La Pouèze.
Il lui a fallu du temps, des années, avant de réaliser que sa passion pour les chevaux trouverait sa plénitude quand elle l'aurait mise au service du monde du handicap.
« A cinq ans, on m'a installée sur un âne », s'en amuse, encore, Dolorès Bernier. « Depuis ce moment, je n'ai plus pensé qu'à monter. » Pourtant, il n'était pas question d'en faire son métier : « mes parents n'étaient pas d'accord ». Alors la jeune femme prit des chemins de traverse.
Formatrice en maison familiale, à Pouancé, elle s'occupait de futurs lads et jockeys. Devenue institutrice remplaçante, " c'est là, se souvient-elle, que j'ai eu le déclic, parce qu'il y avait dans ma classe deux enfants handicapés. » Projet affiné, Dolorès Bernier s'en est allée, illico, le présenter à Yves Decavelle, alors président de Handi-cheval. « L'idée lui a plu, il m'a soutenue. »
Suivront des mois d'études à tra­vers la France, « loin de mon mari et de mes trois enfants », pour obtenir les trois niveaux de la formation handi-cheval, celle d'accompagnatrice en tourisme équestre, celle encore d'éducateur sportif en sport adapté. Les péripéties n'ont pas manqué, mais au bout du compte, l'aventure pouvait commencer.

 

Petits progrès, mais grands bonheurs

Si dans son relais équestre des Sources de l'Erdre, à La Pouèze, Dolorès Bernier reçoit volontiers le tout public, désireux de pratiquer une équitation de loisirs, c'est en priorité à l'intention des personnes handicapées mentales, qu'avec l'aide de son mari, elle a, voici deux ans, construit boxes et carrières, clôturé les prés où vivent désormais onze poneys et chevaux de toutes races. Des chevaux qu'elle dresse en permanence pour qu'ils restent calmes et obéissant : Qualités appréciées des cavaliers du CAT et du foyer de Noyant-Ia-Gravoyère, du CAT du Louroux-Béconnais, de la MAS de Pouancé, ou de l'impro de Monplaisir à Angers, entre autres, accueillis avec des objectifs spécifiques, concoctés en collaboration avec les éducateurs. « Pour certains, il faut une année pour constater de petits progrès à cheval. » Mais tant pis, Dolorès Bernier voit bien que ses élèves acquièrent de l'autonomie, de l'autorité, qu'avec le cheval la communication passe: « son regard ne juge pas. » Sans compter que, physiquernent, ces cavaliers atteints de troubles associés à leur handicap mental, gagnent en souplesse et en tonicité. Deux de ses élèves ne sont­ils allés au championnat de France sport adapté.! En relation avec le Samu social, la formatrice prend en charge, également, des personnes en rupture professionnelle et familiale, à qui ils s'agit de redonner des repères. Ces personnes nettoient les boxes, nourrissent les animaux, les pansent, doivent respecter des horaires. Une randonnée en est la récompense. «Les résultats ne sont pas toujours magiques. Mais elles passent de super moments qu'elles n'auraient jamais pensé pouvoir s'offrir.»
De ces instants d'émotion, de joie, distillés au jour le jour, Dolorès tire la satisfaction qu'elle attendait.
« L'équitation est un merveilleux outil pour aider les handicapés, assure-t-elle. Je crois vraiment à ce que je fais. »
Ses projets: dans le cadre du mois du cheval, l'organisation avec Daniel Joly, de la journée du journal et de la déficience à La Pouèze, le dimanche
28 septembre. Et quand il sera fin prêt, l'ouverture d'un gîte équestre. M.-N.G.

Dolorès Bernier présente Ulysse, le cheval qu'elle se réserve.